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L’espèce fabulatrice

3 août, 2008

« À quoi ça sert d’inventer des histoires, alors que la réalité est déjà tellement incroyable ? » (Nancy Huston, L’espèce fabulatrice, 2008 )

On dit aussi que la réalité est parfois trop incroyable pour être matière à fiction – du moins d’une fiction vraisemblable. Si je suis en partie en accord avec la posture de Huston, il reste qu’au quotidien – dans mon quotidien, du moins -, la réalité se trouve généralement à réduire mes élans fabulatoires. Des 1001 scénarios imaginés, un seul se produit : le plus simple, le plus banal – le plus réel, quoi.

« l’imagination [...] confère au réel un Sens qu’il ne possède pas en lui-même » (Nancy Huston, L’espèce fabulatrice, 2008 )

Certes (j’aurais pu – dû – l’écrire avant elle). Il s’agit là d’ailleurs d’une pensée actuellement « à la mode », si l’on en juge sa dynamique dans la littérature contemporaine, notamment dans la production d’Enrique Vila-Matas. L’écrivain prône la toute-puissance de la fiction, celle-ci constituant une arme idéale pour travailler et pour modifier la réalité. Encore qu’on pourrait penser que, parfois dans l’oeuvre de l’écrivain, la fiction enlève tout sens au réel, jusqu’à le conduire au suicide.

Mais dès lors qu’on essaie de trouver un sens, est-ce à dire que nous basculons alors dans l’imaginaire ?

Un commentaire

  1. L’espèce fabulatrice (Nancy Huston)…

    Pour Nancy Huston, l’être humain se distingue de l’animal en ceci qu’il se construit à partir de récits, de fictions qui nous sont en partie inculquées au cours de notre enfance. Nous nous racontons des histoires qui tissent des…..



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