h1

Deux poids, deux mesures

6 août, 2008

On excuse généralement les maladresses des premières fois. Le bébé qui trébuche en faisant ses premiers pas. L’enfant qui chute en bas de son vélo à ses débuts. Le pré-adolescent qui rate son premier pâté chinois. Le premier (et seul) échec scolaire au secondaire. Le premier exposé bégayé. La première leçon de piano, les doigts comme des soldats de plomb. Le premier « slow », où l’on piétine l’autre. La première beuverie, à en être malade pendant des jours. Les premiers ébats sexuels – quoique cela demande déjà plus d’indulgence.

Gaffe, malaise, stress, erreur : l’expérience rentrera.

Mais si, lors de notre première sortie en voiture, nous bousculons – « bousculer », « frapper », on ne s’énervera pas avec les mots – des piétons ou des cyclistes, alors là, c’est soudainement tolérance zéro. Faudrait savoir.

Laisser un commentaire