
Impression soleil levant
17 août, 2008Comment dire. Au réveil, j’ai éprouvé l’étrange mais non moins certaine sensation que c’était Pâques aujourd’hui – ou, plutôt, Pâques en d’autres temps. Je me suis sentie comme l’enfant qui se réveille le matin de Pâques. Une sorte de fébrilité sans nom. Certes, l’anticipation du chocolat, des gâteries et du repas en famille. Mais pas en ces termes superficiels. Comme si, indépendamment de tous ces signes qui permettent de souligner Pâques sans pour autant la représenter ou la désigner (on l’oublie), je ressentais l’émotion fondamentalement liée à cette fête pascale. La simple joie de dire C’est Pâques aujourd’hui. Comme l’émotion indescriptible mais néanmoins palpable que fait naître la Saint-Jean ; il n’y aurait pas les festivités auxquelles les années nous ont habitués qu’on connaîtrait un état d’esprit particulier. Encore qu’on peut se demander si ce n’est pas le souvenir de moments mémorables ancrés dans mes tripes qui me laisseraient croire qu’il existerait un plaisir intrinsèquement pascal, national ou halloweenal.
Si seulement je pouvais réfléchir à des choses que j’arrive à comprendre, que je suis capable de formuler et auxquelles je peux répondre.
