
C’est pas parce qu’on a tué une petite qu’on veut pas un grand (au contraire, même)
8 septembre, 2009Elle n’a plus de cou. Après 50 ans de fausses notes, forcément, son cou s’est aplati, la tête toujours rentrée dans les épaules pour se boucher les oreilles, mine de rien. Résultat: elle a rapetissé au fil des années. Si bien que, aujourd’hui, je lui ai offert de tout quitter pour s’installer confortablement au fond de ma poche. Le temps de composer une symphonie de démission et nous étions parties.
Seulement voilà: à ce point minuscule, j’ai fini par l’écraser de mauvais souvenirs et d’élans de désespoirs. Déjà qu’elle n’avait plus de cou ; ses épaules se sont affaissées jusqu’aux talons. Morte écrapoutie, ma fée gardienne.
Je suis maintenant à la recherche d’un géant sur les épaules duquel je pourrai m’asseoir.
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