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Déluge

17 avr

                                               Pendant tout le jour la tempête fit rage, de plus en plus violente ; Elle s’abattait sur l’humanité, comme une armée déferlant sur le monde
L’épopée de Gilgamesh

Cela faisait longtemps que ça ne m’était arrivé, un couteau dans la tête, le sang qui défonce les murs de l’appartement, le silence de l’univers. Pourtant, on ne saurait mieux voyager que sur son propre Déluge, la douleur étant le plus court chemin entre deux points – de Montréal à Paris, d’Athènes à Los Angeles, (de partout à Tokyo, à Kandahar, à Tripoli, à Port-au-Prince). De la terre (comme) au ciel. La solitude des catastrophes dont les souvenirs s’inscrivent à même la chair, au plus près du coeur. Là où on ne les voit pas, là même où on les oublie, mais là d’où s’étend tout horizon. Ces fêlures fantômes d’où l’on (s’)écrit, en toute ignorance des mots.

 
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Publié par le 17 avril, 2011 dans présence de soi, prose

 

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